Chantier participatif à l’AMAP : Plantation de haies

Il y a quelques semaines s’est déroulé à l’Amap du Petit Scarabée un chantier participatif de plantation de haies.
Un bonne vingtaine d’amapiens motivés sont venus mettre les mains dans la terre, avant de se réunir autour d’un repas commun !

En France, une certaine tendance a été d’arracher les haies afin de maximiser les zones de production alimentaire. Heureusement, une certaine prise de conscience environnementale se met en place chaque jour un peu plus, changeant les mœurs et redéfinissant petit à petit les priorités.
Aujourd’hui l’Etat, sous réserve de respect de certains critères bénéfiques pour l’environnement, peut participer à financer le retour aux nouvelles plantations de haies bocagères.

Ces haies sont importantes, elles sont bénéfiques pour l’équilibre écologique, la diversité des espèces et l’aération des sols.
Pour mieux en expliquer les subtilités, je cite le mail de Lorena (émoticônes comprises) :

« Pourquoi planter une haie champêtre?🌳 Championnes de biodiversité elles y contribuent par le nombre d’espèces plantées et par la quantité de milieux qu’elles contribuent à créer. En plantant des arbres et arbustes locaux de différentes strates elles abritent nombre d’insectes et animaux bénéfiques à la stabilité de nos agrosystèmes. 🌺Elle fournit le gîte et le couvert pour une belle faune locale. 🐝A travers ces corridors la faune peut se déplacer en sécurité à travers nos paysages si humanisés🐾. Le maillage des racines contribue au maintient du sol et évitent ainsi les effets désastreux et irréversibles de l’érosion. La ou ce maillage est fait par une belle haie, il agît comme une sorte de filtre évitant que des pollutions s’infiltrent jusqu’aux nappes phréatiques et nos cours d’eau 🐠. Combiné avec le mycélium des champignons 🍄qui se développent, les feuilles mortes en décomposition sont une source autofertilité de la haie! Et cerise sur le gâteau🍒, une haie permet une certaine régulation du microclimat et de l’action du vent ».

Et je rajouterais même que les haies, en plus de tous ces avantages améliorent naturellement la qualité du paysage (nos campagnes ne seraient-elles pas plus agréables sans les champs nus à perte de vue ?).

Grâce à nos trois groupes de « creuseurs », « planteurs » et « reboucheurs », et sous la direction de Lorena, nous avons donc préparé nos haies en respectant un schéma précis de plantation, soit une séquence alternant des arbustes buissonnant haut et bas (pommiers sauvages, bourdaine, fusain d’Europe, néflier, noisetiers, sureaux noirs et amélanchiers, camérisiers à balais, cornouillers sanguins, genêts à balais, troènes communs, viornes lantanes, viornes obiers),
ainsi que des arbres de « moyen ou haut jet » (alisiers torminal, poiriers sauvages, charmes communs, cormiers, cognassiers à fruits, sorbiers des oiseleurs, fruitiers de variétés anciennes, alisiers blanc et tilleuls à petites feuilles, chênes pédonculés, érables planes, merisiers, noyers communs), et ceux-ci répartis dans des trous espacés d’environ 50 cm.
Certains participants ont dû partir et d’autres sont arrivés en cours de route, les équipes tournaient selon les envies de chacun, le travail a avancé avec régularité et bonne humeur !

Mais la faim grandissante a finalement eu raison de notre motivation à toute épreuve et nous en avons profité pour aller partager tous ensembles un repas bien mérité.

Nous pourrons dorénavant apprécier l’évolution des abords du champ et de sa nouvelle haie.

À bientôt pour un prochain chantier participatif !

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